Le diagnostic d’une infection à hantavirus doit être envisagé lorsqu’une personne présente des symptômes compatibles et une exposition possible aux rongeurs. Le CDC indique que les professionnels de santé devraient tester les personnes présentant des signes compatibles avec une infection à hantavirus et une exposition aux rongeurs.
Les symptômes peuvent être trompeurs au début, car ils ressemblent souvent à ceux d’autres infections virales. Le contexte d’exposition est donc essentiel : nettoyage d’un lieu infesté, présence de rongeurs, séjour en zone rurale, activité dans des bâtiments fermés ou contact rapproché avec une personne atteinte du virus Andes.
Le traitement dépend de la gravité de la maladie. Pour le virus Andes, le CDC indique qu’il n’existe actuellement ni traitement antiviral spécifique ni vaccin disponible, et que les soins sont centrés sur la prise en charge des symptômes. Une prise en charge médicale précoce est importante, car les symptômes peuvent évoluer rapidement.
Dans les formes pulmonaires graves, la surveillance respiratoire peut être nécessaire. Dans les formes associées à une atteinte rénale, la surveillance des fonctions rénales et de l’état général du patient est importante. L’ECDC rappelle que les infections à orthohantavirus peuvent provoquer une fièvre hémorragique avec syndrome rénal, caractérisée par de la fièvre et une atteinte rénale aiguë.
En cas de suspicion, il ne faut pas attendre que les symptômes s’aggravent. Une personne ayant été exposée à des rongeurs ou ayant eu un contact rapproché avec une personne infectée par le virus Andes doit contacter rapidement un professionnel de santé, surtout en cas de fièvre, fatigue intense, douleurs musculaires, troubles digestifs ou gêne respiratoire.

